L’humanité célèbre ce lundi 3 novembre la journée mondiale du ONE HEALTH, une journée consacrée à la promotion de l’approche « Une Santé » qui vise à protéger la santé des êtres vivants et des écosystèmes en tenant compte des liens étroits entre la santé humaine, animale et environnementale.
Codifiée à partir du début des années 2000 et formalisée par des organisations comme l’OMS et l’OMSA, l’approche ONE HEALTH est comprise comme un concept intégré permettant d’aborder des problématiques comme le choléra sur une approche multisectorielle contrairement aux approches sectorielles.

Le concept One Health repose sur une approche transdisciplinaire de la santé des socio-écosystèmes. En effet, dans un domaine comme celui des maladies infectieuses, 60% de ces problèmes de santé publiques touchant des humains sont d’origine animale. Aussi, malgré l’évidence de la nécessité d’aborder la problématique des maladies infectieuses humaines à travers la santé animale, les facultés de médecine humaines et les facultés de médecine vétérinaires, restent encore très cloisonnées.
En 2025, cette célébration sonne comme une véritable sonnette d’alarme au regard de multiples défis sanitaires sous lesquels ploient plusieurs pays à l’instar de la République Démocratique du Congo où la flambée épidémique de choléra qui dure depuis le début de l’année 2025 est devenue depuis la fin du mois d’octobre, la plus importante épidémie de choléra en RDC depuis 1973 (date de début de la 7ème pandémie).
Au moment où la RDC continue à rapporter chaque semaine plus de 1000 cas par semaine avec un total de plus 61000 cas et plus de 1700 décès depuis le début de l’année 2025, l’ approches One Health sur laquelle repose la multisectorialité, restent la seule option pour endiguer cette épidémie historique.
A l’occasion de cette journée One Health, l’Institut One Health pour l’Afrique (INOHA) à travers son Directeur, le Professeur Jean Jacques Muyembe s’associe à toutes les voix qui appellent à plus de mobilisation des partenaires techniques et financiers pour en finir avec cette épidémie qui dure depuis le mois de Juin 2024.





